Quelle eau boire ?

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Un article de Gilles DONGUY

Système de filtration par gravité

L’eau du robinet est potable, mais est-ce suffisant ? Nous pouvons admettre désormais que le consommateur a peut-être intérêt à finir le travail à la maison…Je vous propose une analyse en 6 actes pour faire le bon choix en fonction de vos exigences..

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Acte 1 : qu’est-ce qu’on boit…comme eau?

La réponse la plus simple à cette question pourrait bien évidemment être : l’eau du robinet ! Certes, l’eau du robinet est qualifiée de « potable » , tout en étant de composition inégale selon les régions, et il faut reconnaitre que les services des eaux font au mieux pour nous apporter une eau correcte sur le plan sanitaire.

Cela dit il y a bien des résidus chimiques dont on garanti la teneur inférieure à des valeurs limites prédéfinies et réglementaires, ce qui fait que cette eau, bien que dans des normes acceptables sur le plan chimique, n’est pas toujours idéale de ce point de vue et selon les régions…

Mais alors quelle alternative, en tout cas donc pour l’eau de boisson ?

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Acte 2 : les eaux en bouteille ?

Les eaux en bouteille se répartissent en deux grandes familles, à savoir  les eaux minérales et les eaux de source :

Les eaux minérales naturelles sont issues de sources souterraines non polluées et elles ne subissent aucun traitement de désinfection (comme les eaux de source d’ailleurs). Elles sont donc microbiologiquement saines et elles ont une composition minérale stable. On leur attribue des allégations santé. Elles ne sont pas soumises à la même réglementation que l’eau du robinet (certains minéraux peuvent être admis au delà des valeurs seuils des eaux dites potables).

Ces eaux sont pour la plupart des eaux très minéralisées (elles ont  un « résidu à sec » élevé, de 500 ou 600 mg/l à plusieurs g/l), qui devraient être considérées comme des eaux « médicinales » à consommer par cure ou en petite quantité….

Les eaux de source sont donc  également des eaux d’origine souterraine. Mais elles sont plutôt faiblement minéralisées et leur composition minérale peut varier dans le temps. Elles sont soumises à la même réglementation que l’eau du robinet

Eaux relativement minéralisées : Badoit©, Hépar©, Contrex©, Vals©, etc.

Eaux peu minéralisées : Mont blanc©, Montroucous©, Rosée de la reine© (ce 3 eaux ont des résidus à sec inférieurs à 100 mg/l) , Cristaline (résidu à sec 220 mg/l). On peut les boire quotidiennement, en remplacement de l’eau du robinet. Bien sûr, sur le plan écologique et pratique, c’est discutable : recyclage du plastique (vérifier que le plastique est bien du PET = PolyEthylène Téréphtalate) , logistique, etc.

Pour une eau relativement peu minéralisé au quotidien et bon marché, la Cristaline© semble un bon  choix.

Mais au fait, pourquoi ces considérations sur le « résidu à sec » ?

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Acte 3 : une eau à sec…par ses résidus!

Nous ne traiterons pas ici du sujet très vaste de la composition physico-chimique (pH, sulfates, bicarbonates, minéraux, etc.) des eaux minérale et des eaux de sources. Un des paramètres clef à ce sujet, comme vu ci-dessus, est la valeur du résidu à sec : autrement dit le poids des minéraux qui reste une fois que l’on a évaporé l’eau. Retenons pour l’instant un axiome Naturopathique de base à ce sujet :

Une eau vaut plus par ce qu’elle emporte que par ce qu’elle apporte!

Autrement dit, les eaux trop minéralisées peuvent encrasser l’organisme (on préferera trouver les minéraux sous forme organique dans les fruits et les légumes), tandis qu’une eau peu minéralisée favorisera le drainage des déchets.

Il faut bien sur relativiser, car comme déjà précisé, les eaux bien minéralisées sont acceptables sous forme de cure (en cas de carences avérées), ou en petite quantité quotidienne.

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Acte 4 : les carafes filtrantes

C’est la solution basique pour filtrer son eau à la maison, avec en tête d’affiche la fameuse carafe « Brita ©« . Via une cartouche amovible filtrante, elles atténuent le goût de chlore, éliminent le calcaire et même le plomb. Leur performance de filtration (volume et élimination des résidus indésirables) est cependant relativement modeste.

De plus, elles nécessitent une extrême vigilance quant au changement des filtres, sous peine de délivrer une eau dégradée…J’en ai personellement utilisé pendant quelques mois, mais j’ai fini par abandonner…Disons que cela peut-être un bon point de départ pour entrer dans une logique de purification de son eau de boisson, mais sans doute pas une solution perenne idéale, à chacun d’en juger bien sûr.

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Acte 5 : l’osmose inverse

C’est le top de la filtration! Avec l’osmose inverse, vous éliminez tous les résidus indésirables…mais aussi tous les minéraux!

Attention: certains auteurs dans leurs articles sur ce sujet discréditent ce système en usant de cet argument et en prétendant qu’à la sortie on a une « eau morte »… C’est aller un peu vite en besogne car ils oublient de dire que la plupart de ces systèmes d’osmose inverse intègrent :

  • Un système de redynamisation de l’eau (double Vortex par exemple)
  • Un système de reminéralisation de l’eau (à base de Lithotame par exemple)

On a donc à la sortie une eau dynamisée et faiblement minéralisée, aux alentours de 40 mg/l, ce qui est tout à fait acceptable.

C’est le cas par exemple du système « eauriginelle ©« , que j’ai personnellement utilisé (à la base je possedais le système « Ojade © », compatible).

On obtient donc une eau de haute qualité, mais avec comme revers de la médaille un bémol écologique (rejet de 3 à 4 litre d’eau pour un litre d’eau osmosée) et surtout un investissement non négligeable (jusqu’à 1500 euros) assorti d’un coût de maintenance d’environ 200 euros par an.

C’est le prix à payer….

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Acte 6 : les systèmes intermédiaires

Il s’agit là essentiellement des bonbonnes filtrantes, plus performantes que les carafes filtrantes mais moins puissantes que les systèmes à osmose inverse. C’est a priori un bon compromis, avec un rapport qualité/prix relativement satisfaisant.

Citons par exemple les bonbonnes filtrantes de type Berkey© ou encore les filtres à gravité de la marque Doulton©.

J’ai pour ma part retenu tout particulièrement dans cette catégorie la bonbonne filtrante Longéfiltre Maxinox, équipée de filtres céramique. Elle préserve les minéraux et élimine bon nombre de résidus indésirables.

Système de filtration par gravité

Ce produit peut-être commandé sur le site de LONGEVIE ou par téléphone au 0805 69 13 75  en précisant le code secteur D146

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Conclusion

Il y a donc l’embaras du choix quant aux solutions pour améliorer la qualité de son eau de boisson à partir de l’eau du robinet, tout est question de budget et d’exigence de « pureté ». Les solutions intermédiaires (bonbonnes filtrantes), semblent un bon compromis pour une eau de qualité et un budget relativement modeste.

Je terminerai en vous proposant deux compléments pratiques concernant la thématique de l’eau. Tout d’abord un excellent ouvrage de Christopher VASEY sur l’utilisation de l’eau en Naturopathie :

Par ailleurs, souhaitez-vous connaitre la teneur en minéraux de votre eau du robinet ou de votre eau filtrée ? Voici un petit accessoire qui répondra parfaitement à votre demande :

 

A vous de voir…et de boire!

Autre article sur le sujet : les entretiens de Naturopathie.

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Gilles DONGUY

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