Médecine et Naturopathie : la résurrection de l’Asticothérapie

Print Friendly

Médecine et Naturopathie : la résurrection de l’Asticothérapie

Un article d’André Girard. <Section techniques naturopathiques>

           

Il arrive parfois que la médecine conventionnelle bien qu’elle soit le fruit d’un siècle de recherche en chimie pour guérir nos maladies , se heurte à des cas rebelles qui bravent toutes les molécules imaginables de synthèse .De plus, certaines molécules thérapeutiques, même anciennement connues (ex : Hydréa Hydroxycarbamide) freinent considérablement la cicatrisation, chez les malades qui par ailleurs doivent suivre ces traitements. L’obésité et surtout le diabète sont également bien connus pour poser quelques problèmes dans ce domaine.

Une anecdote

Je voudrais ici citer deux retours en arrière sur des thérapies plus que millénaires :

  • L’ASTICOTHERAPIE
  • Le MIEL de THYM.

Alors que je courrais de médecins en professeurs pour mon laboratoire pharmaceutique il y a une quarantaine d’année, j’ai rencontré un médecin militaire (chirurgien des armées) ayant servi en Indochine qui me louait la grande efficacité de l « ASTICOTHERAPIE ».

Lorsque nous avions des soldats blessés impossible à secourir immédiatement (car les Viêt-Cong  étaient partout) leur chance, pour éviter de voir leurs plaies s’infecter sous ce climat chaud et humide, était de laisser les mouches « déposer leurs semences » me disait-il. J’avoue avoir été interloqué sur le coup et devant mon air méfiant, il crut bon de rajouter, je cite : « si, si les snobs appellent cela la maggot thérapy  et les délicats la luciliathérapie »

Des thérapies plus que millénaires…

Cela m’évoqua des souvenirs de lecture sur les différents peuples utilisant les vers pour nettoyer les plaies. Que se soient les Mayas, les Aborigènes d’Océanie, mais aussi Amboise PARE (1509- 1590), et plus près de nous Jean Dominique LARREY lors des épopées Napoléoniennes en sont les témoins.

En 1935 au Mount alto hospital de Washington, le Docteur Robinson étudia le pouvoir cicatrisant de l’allantoïne. Cette substance fut découverte plus d’un siècle auparavant par Louis Nicolas VAUQUELIN dans les liquides amniotiques, les urines de vaches et juments gravides, la bave d’escargot et enfin dans les larves d’insectes. Elle est à la fois cicatrisante, détergente, et désodorisante.

Brave mouche !

La souche de mouche retenue pour ses bienfaits est nommée Lucilia sericata car ses larves digèrent tous les tissus nécrosés et morts sans s’attaquer aux tissus vivants avoisinants ni au principe cicatrisant de granulation. Les traitements, pas toujours bien acceptés par le personnel soignant (il faut le dire) durent une à deux semaines, jusqu’à ce que la plaie soit propre, tous tissus non vascularisés détruits.

Un protocole très sérieux est mis en place car les pansements doivent être occlusifs (afin d’éviter les fuites de larves) et étanches pour prendre des douches. Ils doivent être remplacés tous les deux à quatre jours. Quant aux larves, dès la ponte, elles sont isolées et stérilisées.

<Asticothérapie>

Quel mode d’action ?

Des chirurgiens Américains expliquaient en 1992 le mode d’action suivant : « le débridement saprophyte est fondé sur l’arrêt de la croissance bactérienne au niveau des tissus nécrotiques et sur l’assimilation des déchets organiques par les larves ». Il est vrai que l’on recherche toujours la destruction de la fibrine pour permettre une meilleure cicatrisation !

Aujourd’hui de nombreux pays comme le Royaume Uni, l’Allemagne, la Belgique, la Nouvelle Zélande et depuis peu la France (CHU. De Montpellier et Saint-Etienne) redécouvrent cette méthode peu onéreuse et très efficace.

N’oublions pas le miel

Par ailleurs  en ces temps difficiles, il est aussi intéressant de noter les capacités cicatrisantes du miel , bien connues et utilisées jadis, mais trop vite reléguées en faveur des produits de synthèses du 20ème siècle. Nous devons ce retour au Professeur DESCOTTE du C.H.U de Limoges qui depuis des décennies et après avoir testé différents miels propose dans cette indication le miel de thym remarquablement efficace. Ce miel active très nettement la réparation des plaies et les molécules antiseptiques de la plante transportées par les abeilles évitent les surinfections!

<Les vertus du miel – Pr DESCOTTE de Limoges (CHU)>

Un grand BRAVO pour les abeilles et pour les Egyptiens qui avaient tout compris, il y a 2000 ans…

LA REVUE FRANCOPHONE de GERIATRIE et de GERONTOLOGIE d’Avril 2006, Tome XIII, N°124

Laissez vos comentaires (bien asticotés!) ci-dessous…

André Girard.

Naturopathe. Auteur des livres « L’écol’energie » et « Cancer-obésité. Le poids du mensonge ».

Blog : http://lecolenergie.centerblog.net/

Courriel : andre.girard6903@orange.fr

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0 (from 0 votes)
Médecine et Naturopathie : la résurrection de l’Asticothérapie, 10.0 out of 10 based on 1 rating

Incoming search terms:

  • asticothérapie
  • asticothérapie belgique
  • miel de thym et rosacée
  • asticothérapie en france
  • asticottherapie
  • en nathuropathie l es vertus du miel de thym
  • l asticotherapie en belgique
  • miel de thym fibrine

4 commentaires

  • Bonjour,
    Nous avons un coq qui a eu un abcès (?) à la pâte en février dernier. Après l’operation par un vétérinaire, nous faisions un pansement (bêtadine ét crème cicatrisante) quotidien. La plaie évoluait plutôt correctement, mais une peau jaune se formait. Le vétérinaire l’a enlevée au bout de 8 jours. La plaie semblait réduire mais pas vraiment guerrier. Après 15 jours, les pansements ont été arrêtés pour que la plaie soit aérée car elle évoluait peu.. Cela s’est rapidement dégradé et les pansements ont été repris avec enlèvement de la peau jaune quasi quotidiennement. Le coq a été remis sous antibiotique adapte après prélèvement. Nous avons essayé la bêtadine, le biseptine,, l’eau oxygnee,, le miel de thyn ( à notre initiative) rien n’y a fait.
    Cet été le pansement n’a pu etre fait aussi fréquemment. La plaie s’est agrandie, la peau jeune développée jusqu’à une épaisseur de presque 1 cm par endroit.
    Il y a une semaine nous avons trouvé de vers. J’avais entendu parlé de l’asticotherapie mais sur le coup, un peu horrifiés, notre réflexe a été d’enlever les vers ét de mettre de l’eau oxygénée., pensant surtout que les vers devaient être d’une espèce particuliere. Nous avons cependant remarqué que la plaie ne sentait pas mauvais, comme cela avait parfois était le cas entre les prise d’antibiotiques. Après recherche sur internet, il s’avère que les vers étaient de la bonne espèce. Il ne s’en est pas re-développé au bout 4 à 5 jours donc nous en avons fait pondre sur un support ( viande) et avons refait le pansement avec. Cela fait 2 jours. Nous avons vu qu’il fallait enlever les gros vers tous les 2 jours et que la gairison devait se faire assez rapidement. Pouvez vous me donner un protocole ét des indications plus précisés ?
    Il ne s’agit que d’un coq mais le soin initial semblait plutôt simple et cela nous ennuyé de le faire piquer sans faire ce que l’on pouvait pour éviter cela. d’autant qu’iil est en pleine forme. On apprend toujours en persévérant, y compris le vétérinaire qui ne sait plus quoi faire dans ce cas. C’est donc sa dernière chance ét si elle réussie cela sera bien pour l’animal ét fera une expérience intéressante.. En vous remerciant m’avance de vos retours,

    • DONGUY

      Bonjour,
      Je transmet à André Girard qui vous répondra sans doute à son retour de vacances.
      Cordialement,
      Gilles DONGUY

    • L’asticothérapie fût un temps bien connue en première initiative pour éviter les surinfections sur les jeunes plaies et les tenir  »propres » ! Le prof Henri LABORIT Chirurgien des armées, m’expliquait un jour la chance qu’avaient certains blessés lors de la guerre d’Indochine, de voir les mouches venir pondre sur leur blessure en attendant les secours (parfois incertains par manque de localisation)..Cette méthode figurait d’ailleurs dans les anciens tirages (1967/68) des termes techniques médicaux édition Garnier-Delamarre .En revanche, je ne pense pas que cette méthode ait des vertus cicatrisantes (l’asticot avant tout se nourrit ????) Aujourd’hui et ce, même dans certains C.H.U on revient sur des infections graves (Staphyl doré, piocyanique,etc) quand l’effet antibiotique reste nul, à la phagothérapie (développée en Géorgie) ce qui est encore autre chose.
      Dans le cas exposé, je proposerais une désinfection régulière (2 fois jour) avec une décoction assez concentrée de buis (buxus sempervirens),En application : miel de Manuca ou tout simplement à défaut : sucre en poudre très fin et laisser l’animal évoluer dans un milieu propre à l’air libre. Bien à VOUS A.G

      • Bonsoir,
        Merci beaucoup pour votre retour. Je n’ai pas pu me procurer de décoction de buis aujourd’hui mais nous avons refait le pansement ce soir, après 4 jours. C’est quand même impressionant : il y avait énormément de vers. Nous en avons enlevé une partie.
        Cela nous a paru plutôt bien : la plaie ne sent pas mauvais malgré qu’il n’y a pas de désinfection depuis pratiquement 15 jours et surtout beaucoup de peau jaune a disparu. Nous allons voir si cela continue d’évoluer dans ce sens et commencerons la décoction et le miel.
        Merci encore.
        Cordialement

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *