Ecole de naturopathie ou école de l’anorexie ?

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Un article d’Alain Tardif.

Parmi le foisonnement d’écoles en tout genre qui enseignent la naturopathie, l’hygiénisme et autres techniques naturelles, on voit fleurir un certain nombre d’écoles qui possèdent l’art d’enseigner l’anorexie : végétalisme en tout genre, alimentation dissociée, macrobiotique zen, ou autres régimes hyperprotéinés. Les écoles plus classiques de la diététique ne sont pas en reste, avec les régimes Dukan, de la clinique Mayo ou autres régimes amincissants totalement aberrants. Faisons le point entre toutes ces écoles de diététique pour adopter le réglage alimentaire le plus valable, et surtout le plus équilibré.

 

Des écoles de l’anorexie

Il existe une école de naturopathie à Paris, qui chaque année enseigne à des groupes de 20 à 30 jeunes femmes l’art de pratiquer les régimes anorexiques, en les faisant passer pour des réglages alimentaires sains. Certains témoignages m’ont rapporté que ces élèves, au fur et à mesure qu’elles apprenaient l’alimentation dissociée, enseignée dans cette école, perdaient du poids inexorablement, et atteignaient ainsi un poids largement inférieur à leur poids de forme.

Comme cette école avance la nécessité de se purifier l’intérieur, et notamment le tube digestif, pour pratiquer ce type de régime, toutes les personnes qui se sentent sales, qui éprouvent le besoin de se drainer, même lorsque cela n’est pas nécessaire, vont faire de ce régime la clé de voûte des pratiques répondant à leur besoin de purification.

C’est exactement de cette manière que le processus anorexique peut démarrer. Une femme se sent impure, ou a honte de son corps ou d’elle-même, elle éprouve le besoin de se purifier, et elle se dégoûte d’elle-même, puis de la nourriture. Ainsi, ces écoles qui prônent la purification de son organisme par des pratiques d’hygiène diététique extrémistes (alimentation dissociée, végétalisme, crudivorisme, j’en passe et des meilleures) ne sont pas des écoles de naturopathie mais des écoles de l’anorexie.

 

Qu’est-ce que l’alimentation équilibrée selon les vrais naturopathes ?

Le naturopathe ne va pas forcément supprimer tout une catégorie d’aliments (à moins d’intolérance ou d’allergie alimentaire), mais il va tenir compte à la fois de la capacité du tube digestif à digérer un repas équilibré et varié, et à la fois des besoins de chaque cellule de notre organisme. Il existe trois grandes règles simples qui permettent d’équilibrer une alimentation journalière :

1)      Ne pas grignoter entre les repas, et là-dessus, tout le monde sera d’accord, même et surtout les tenants des écoles de l’anorexie.

2)      Consommer en dehors des repas les fruits crus, tomates, yaourts, fromage blanc, miel, rhubarbe, et autres aliments acides et capables de fermenter. Les meilleurs horaires sont vers 11h pour ce qui est peu acide, et 17h-18h pour ce qui est plus acide.

3)      Associer absolument et deux fois par jour (sauf cas particulier) une protéine et un féculent aux mêmes repas. L’association des deux permet l’assimilation des acides aminés au niveau de la cellule, alors que consommer seulement des protéines pousse à la transformation des acides aminés qui en sont issus en glucose néoformé par le foie (ce qu’on appelle la néoglucogenèse hépatique) Pour prendre une image simple, pour construire un mur, il nous faut des briques, du ciment et des maçons. Le maçon, c’est l’énergie, donc le sucre, les briques sont les acides aminés, le ciment sont les oligoéléments, les vitamines. S’il manque de l’un aux repas principaux, alors le corps ne peut plus renouveler sa matière vivante, et on observe alors la fonte musculaire, l’amaigrissement exagéré, l’anémie, la fragilisation osseuse, bref tout ce qu’on peut observer chez une personne anorexique.

Ce qui est intéressant, c’est aussi de constater qu’un régime de naturopathe est facile à adopter, peu contraignant, n’entraine pas de carences diverses, et n’oblige pas à supprimer des pans de notre alimentation. Contrairement aux régimes d’anorexiques, le régime du naturopathe n’est pas désocialisant, bien au contraire.

 

Et les autres régimes ?

Tous les autres régimes, y compris de diététique classique, comme le régime hyperprotéiné, le régime Dukan (qu’à titre personnel je baptise du nom de régime du con), le régime de la clinique Mayo, etc. sont tous des régimes totalement aberrants et conduisant à de graves carences. Montignac lui-même avait fini par mettre de l’eau dans son vin à propos de son régime, qui comportait des dogmes peu justifiables (interdiction de la pomme de terre, même vapeur, par exemple, ou encore tendance à l’alimentation dissociée).

Il est donc grand temps de tordre le cou aux enseignements déviants, qui portent un discrédit certain à la naturopathie, et qui démontrent de la part de leurs promoteurs, une certaine méconnaissance de la biologie de notre corps.

 

Un logiciel de recettes personnalisées

Les trois principes édictés plus haut sont génériques et pour autant n’excluent pas l’individualisation, bien au contraire !

Ainsi le Logiciel A TABLE !, de Biogiciel Création, permet à partir de recettes modèles typiques (recettes du monde) de créer des recettes personnalisées (au niveau du choix des ingrédients) selon deux modalités :

  • En fonction du profil Naturopathique de santé (identification des points faibles, par exemple problèmes Cardiovasculaires + Digestifs + Nerveux)
  • Et pour les passionnés, ou pour le côté ludique, selon le profil Astrologique (signe et ascendant)

Cliquez sur l’image ci-dessous pour plus d’informations.

Alain Tardif

Thérapeute holistique, Président de l’Académie Européenne des Médecines Naturelles, écrivain et conférencier, auteur (sous le pseudonyme Alain de Laugel) de l’ouvrage « E = mcDieu » disponible à Nature et Bio, 39 rue de Montreuil, 75011 Paris, tel : 01 43 73 05 25, www.naturbio.com.  Cours de naturopathie : tel : 06 83 34 84 76 – www.aemn.org

Et vous, avez-vous un avis sur les écoles de Naturopathie?

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21 commentaires

  • bonjour
    J’adhère à votre discours de bon sens et je pense également que tout ce qui s’appelle « régime » est susceptible de nuire gravement à la santé physique et émotionnelle.
    Pour autant, je suis convaincue par expérience de la pertinence du discours de PV Marchesseau, vrai naturopathe s’il en est et formateur de la plupart d’entre eux, qui, avec son discours bien reconnaissable, nous a dit que « viandisme et amidonisme » étaient les deux fléaux de la modernité alimentaire.
    L’alimentation Seignalet n’est pas très éloignée de ce mode alimentaire hypotoxique et spécifique à la physiologie humaine prôné par PVM, et on connait bien ses résultats constants dans les pathologies chroniques et dégénératives.
    Voila l’enseignement que j’ai reçu, et qui me semble cohérent avec la santé de l’homme sur tous les plans.
    Béatrice

  • Bonjour,

    Je suis (enfin) heureux de lire quelqu’un comme vous ,qui êtes une « sommité » dans le monde de la Naturopathie, qui pense de la même manière que moi …!
    En effet, je me bats pour faire comprendre que se nourrir selon les principes de la naturopathie n’exclut pas (sauf s’il y a une nécessité particulière) tous les groupes d’aliments ..y compris l’ingrédient « Plaisir » … sans qui , je ne pense pas qu’il soit possible de réellement retrouver un retour en santé..!
    Merci pour ce joli « billet » !
    Cordialement

    Emmanuel

  • Mille fois bravo, je suis tout à fait d’accord avec vos remarques très pertinentes et
    il serait grand temps de mettre de l’ordre chez ces pseudo-naturos. A.GIRARD

  • emmanuelle

    Bien d’accord avec Béatrice!

    J’ajouterais une question, s’il s’agit de manger un peu de tout à chaque repas, pourquoi ne pas devenir diététicien? Sans rire!!!!! Laissez la naturopathie aux audacieux libres penseurs.

    Emmanuelle, naturopathe VITALISTE.

    • Bien sûr qu’il existe une grosse différence entre le diététicien et le naturopathe : le diététicien tient compte uniquement des apports nutritionnels et caloriques, alors que le naturopathe est soucieux d’un équilibre alimentaire qui réponde aux besoins métaboliques de nos cellules et qui réponde aux impératifs physiologiques de la digestion et de l’assimilation cellulaire. Ces points là, le diététicien s’en moque totalement.

      maintenant, si vous pensez que pour être audacieux libre penseur, il faut proner des régimes aberrants, comme l’alimentation dissociée, souvent d’ailleurs préconisés par les diététiciens (au passage), vous vous trompez gravement. D’ailleurs, la naturopathie ne relève pas de ce qu’on appelle la libre pensée, mais des connaissances de physiologie, de métabolisme, de biologie tout à fait élémentaire.

  • Gilles DONGUY

    L’alimentation (La bromatologie en Naturopathie!) suscite toujours bien des débats quand à ce qu’elle devrait être!
    J’en reviens aux diététiciens, et rejoins Alain en précisant que l’alimentation défendue ici ne consiste pas seulement en « manger de tout un peu », (formule souvent adoptée par les médecins qui n’ont pas le temps d’en dire plus…), ce qui est un fourretout inexploitable en vérité!
    En Naturopathie, nous avons le courant pro-végétarien (je ne parle pas des hygiénistes qui sont à l’ extrême) et le courant pro-omnivorien si je puis dire. A ce propos le terme « Omnivore » est sans doute très mal choisi, aucun être vivant n’est véritablement omnivore…
    Cela-dit même le courant omnivorien à peu à voir avec la « diététique officielle », mais justement quelle est cette diététique officielle? C’est celle enseignée dans le BTS ou le DUT de diététique (notons au passage que bien des diététiciens une fois leur diplôme en poche vont voir du côté de la diététique chinoise, de la naturopathie ou de la micro nutrition…). Elle est confortée par les recommandations du PNNS. Cette diététique se distingue de notre approche naturopathique:
    • Elle fait peu de cas de la notion de vitalité de l’aliment (le JING des aliments en diététique Chinoise). Le « bio » est minimisé.
    • Elle ignore complètement la notion d’association des aliments : même si nous ne sommes pas pour le dissocié, certaines associations restent déconseillées (par exemple fruits acides et aqueux en fin de repas)
    • Elle ignore les problématiques (hors cas particuliers) des aliments génétiquement très modifiés (céréales à gluten modernes, etc.)
    Juste pour dire ainsi à Emmanuelle (que je remercie pour son commentaire) que la bromatologie fut-elle pro-omnivorienne se démarque nettement de la diététique officielle ! Quand à Béatrice, je suis bien d’accord avec elle quand elle précise que Seignalet est proche des concepts naturo de ce point de vue.
    Au final, quelque-soit le système auquel on adhère, d’un point de vue approches alternatives, on retrouve les constantes suivantes :
    • L’alimentation doit-être la plus naturelle possible (privilégier le bio, le local, le frais, etc.)
    • L’alimentation doit être mesurée, frugale.
    • L’alimentation doit être digeste…
    Sur ce dernier point, entre nous, si l’on suit les préceptes du PNNS , soit une repas principal composés de crudités, de légumes, de féculent (à dose relativement élevée) de viande, de laitages et de fruits, et bien on est loin de la digestibilité voulue !

    Gilles

  • Valerie

    Ranger le végéta*isme dans un « école de l’anorexie » montre la méconnaissance de l’auteur. Désolée.
    Quant à faire l’apologie des produits laitiers comme snacks, les bras m’en tombent. Les lobbys laitiers ont la peau dure.

    • je ne pense pas avoir fait l’apologie des produits laitiers. Je me demande si vous avez vraiment lu mon article. Ensuite, quand je parle des yaourts, cela peut être au lait de vache bio, de chèvre ou de brebis. Enfin, il faut quand même savoir qu’il y a 50 ans, il n’y avait pas d’allergie ni au gluten, ni au lait de vache, parce que le blé n’était pas génétiquement trafiqué, et parce que les vaches étaient nourries à l’herbe et non pas avec des granulés de céréales ou de soja modifiés.

      vous parlez de méconnaissance, voyez de votre côté. Le régime végétalien est un régime carencé, sauf si on introduit à chaque repas principal des algues ou des champignons. Enfin, je peux vous rassurer, les lobbies des produits laitiers ne m’ont pas acheté.

      • Cracotte

        Le terme anorexie est souvent employé à tort et à travers. Ce n’est pas parce qu’une manière de s’alimenter comme le végétalisme par exemple, peut effectivement faire maigrir qu’elle n’est pas saine. Le végétalisme est grandement critiqué tout simplement parce qu’il est très mal connu et jamais expérimenté par ses détracteurs. Il suffit de se documenter et de lire l’enquête Campbell ou bien de se procurer le DVD la santé dans l’assiette pour maitriser un peu mieux le sujet. Le Dr Jérôme Bernard-Pellet explique lui aussi très bien les bienfaits du végétalisme, il s’appuie également sur les dernières études.
        Quant à l’alimentation vivante (crue et végétale), c’est le top de l’alimentation, c’est vraiment ce que la nature a prévu pour l’être humain. Le reste, la cuisson, les produits transformés comme les pâtes, le pain…, les produits animaux… ne sont que le résultat d’une société qui a perdu sa connexion avec la nature.
        Je reviens d’un stage avec Irène Grosjean (la référence en alimentation vivante en France) et j’ai vu des gens en meilleure santé grâce à ses conseils. Elle a aidé beaucoup de monde grâce à l’alimentation vivante et aux purges. Même le professeur Henry Joyeux est d’accord avec elle.
        Je ne parle pas des autres régimes que je n’ai pas expérimentés évoqués dans le texte mais logiquement ils ne sont pas naturels.
        Cette idée de voir des écoles d’anorexie est peut être due au fait que la population étant à 50% en surpoids, c’est surprenant de voir des gens enfin redevenir normaux. On n’a plus trop l’habitude.

        • le végétalisme tel qu’il est souvent pratiqué résulte d’un dégoût de certains types d’aliment, ce qui s’apparente tout à fait à une forme d’anorexie. Généralement, l’anorexie survient lorsqu’une personne se sent sale, a honte d’elle même, a le besoin permanent de se purifier, et la plupart des végétaliens ont au moins l’un de ces trois types de sentiment.

          concernant le végétalisme, sur le fond, il existe une manière de le pratiquer en mangeant équilibré, si l’on consomme des champignons et des algues à tous les repas, étant donné que les champignons et les algues apportent ce dont son carencés les autres végétaux : vitamine B12 ainsi que certains acides aminés essentiels.

          concernant votre argumentation sur ce qui convient ou pas à l’humain, sachez que le fameux homme des glaces, Ötzi, qu’on avait retrouvé momifié dans les alpes autrichiennes, a été autopsié. Et on a retrouvé dans son estomac de la nourriture en cours de digestion. c’étaient des céréales ayant été cuites et de la viande de cerf.. Je ne pense pas que cet homme était déconnecté de la nature… L’homme est fondamentalement omnivore. Même les grands singes, auxquels les gens qui défendent vos thèses font référence, mangent de la viande. Le chimpanzé mange de la viande, il chasse occasionnellement les singes arboricoles. Donc arrêtez de véhiculer les croyances habituelles pronant le végétalisme.

          • Cracotte

            Je ne suis pas d’accord avec vous.
            D’abord, la grande majorité des végétaliens d’aujourd’hui le sont principalement pour des raisons éthiques. C’est un refus de cautionner la souffrance animale et aussi une envie de préserver l’environnement. Ils n’ont aucune perte d’appétit et aiment bien manger, ce qui peut créer certaines frustrations au début avant de réapprendre à cuisiner autrement. Heureusement, il existe de nombreux livres avec des recettes délicieuses à bluffer les plus gourmands… Ensuite, ils se documentent énormément pour éviter les fameuses carences et généralement, ils sont bien moins carencés que beaucoup d’omnivores. C’est alors qu’ils découvrent à quel point l’alimentation conseillée et encouragée par les industriels est néfaste pour notre santé… En creusant encore, on découvre l’alimentation vivante et là c’est la révélation, l’évidence.

            L’humain n’est pas fait pour vivre dans les pays froids. Il y a eu la séparation des continents qui a déplacé les populations et les a placés dans des pays froids non adaptés. Ils ont aussi été nomades et sont allés là où la nature ne peut pas subvenir à leur besoins originels. C’est alors qu’ils ont commencés à chauffer les aliments et à consommer des produits animaux, il faut bien survivre. On ne peut pas faire pousser ses légumes au pôle Nord c’est évident mais ils se porteraient mieux avec une alimentation végétalienne.
            Il suffit de faire l’expérience du végétalisme pour voir à quel point on se sent mieux, on est moins malade, c’est prouvé scientifiquement. Un végétalien vit en moyenne 5 à 10 ans de plus qu’un omnivore. Celui qui est intéressé peut facilement trouver des études, d’ailleurs j’en ai déjà parlé.

  • Gilles DONGUY

    Bonjour,
    Je vais apporter mon grain de sel dans ces échanges! On peut concevoir en effet le végétalisme (et non le végétarisme donc qui lui autorise les œufs et autres sous-produits animaux) comme un choix personnel, avec une démarche volontaire de prise en main de sa santé (pas de tabac, pas d’alcool, etc.), C’est tout à fait respectable. Mais vouloir « imposer » ce modèle en prétendant que c’est le seul possible est une autre histoire. Si l’on admet que nous sommes plus fait pour les climats chauds (ce que je conçois), c’est aussi le cas de la plupart des primates (singes) qui malgré tout consomment des protéines animales, même dans leur climat d’origine…
    Quant à l’étude CAMPBELL, ses résultats restent critiquables (biais statistiques divers) : https://clairetlipide.wordpress.com/traductions/critique-du-rapport-campbell-par-denise-minger.
    A l’opposé, il est clair que la surconsommation de viande associée à des élevage industriels intensifs (donc viandes non physiologiques et non respect de l’animal) est non avenue!
    On peut passer des heures et des lignes à disserter sur le sujet, à la fin tout est question de choix et de respect au sens large du terme.
    Bien cordialement
    Gilles DONGUY

  • que de croyances dans vos propos.

    vous dites : « L’humain n’est pas fait pour vivre dans les pays froids. Il y a eu la séparation des continents qui a déplacé les populations et les a placés dans des pays froids non adaptés. Ils ont aussi été nomades et sont allés là où la nature ne peut pas subvenir à leur besoins originels. C’est alors qu’ils ont commencés à chauffer les aliments et à consommer des produits animaux,  »

    mais ne voyez vous pas que les peuplades très anciennes que nous retrouvons encore en Papouasie ou à Bornéo, deux pays chauds, cuisent les aliments, notamment les viandes ???

    et quand vous dites que l’humain n’est pas fait pour vivre dans des pays froids, je ne suis pas d’accord, l’humain s’est développé dans toutes les régions du monde, et que je sache, il y a eu des périodes glacières qui n’ont pas posé de problèmes à la survie de l’Homme.

    enfin, j’ai souvent reçu des végétaliens en consultation, et je peux vous dire que s’ils ne mangent pas d’algues et de champignons, ils sont multicarencés.

    enfin, le végétalisme doit pour moi être le résultat d’un choix personnel, mais ne doit pas déboucher sur un prosélytisme intolérant. L’idée de placer le végétalisme comme une éthique est respectable en soi, mais ce n’est pas parce qu’on n’est pas végétalien qu’on n’a pas une éthique personnelle.

    ce qui est très problématique dans vos propos, c’est de faire croire que le végétalisme est supérieur à tout en terme de santé, ce qui est totalement faux

  • Cracotte

    Il n’a jamais été dit que le régime végétalien est le seul possible, les récentes études tendent à prouver que c’est le meilleur pour la santé, c’est tout. Après chacun fait ce qu’il veut, mais ceux qui savent et ont vérifié les bienfaits d’une alimentation saine seraient à mon sens bien égoistes s’ils n’essayaient pas d’en faire profiter les autres.
    Quant à l’enquête Campbell, elle a ses détracteurs, on le sait mais d’autres études existent.
    Si tout est question de choix, on ne peut accorder aucun crédit aux gens qui critiquent sans s’être documentés et avoir essayé par eux-mêmes ce qu’il en est.
    L’article ci-dessus a été rédigé par quelqu’un qui ne maitrise pas du tout le sujet. Si on veut être sympa, on va dire qu’en France on est vraiment en retard et qu’avec notre gastronomie et notre économie, il est plus difficile d’avoir accès aux bonnes informations, les médias y veillent…

  • je ne vois pas qui vous êtes pour prétendre maîtriser un sujet , que vous ne connaissez qu’à travers une expérience personnelle. Vous projetez votre cas personnel sur tout le monde. je vais même vous donner un seul contre exemple de ce que vous dites. le peuple Masaï est un peuple qui se nourrit essentiellement de laitage et de sang de bœuf, et si vous les mettez au régime végétalien, vous les tuerez rapidement. cela fait longtemps qu’ils suivent leur régime, et c’est un peuple de constitution exceptionnelle..

    le problème est que vous êtes dans le militantisme, et non pas dans l’observation. Les études que vous proposez sont contredites par beaucoup de cas cliniques que l’on peut observer. Les cas de carence chez les végétaliens sont multiples.

    j’ai d’ailleurs moi même pratiqué le régime végétarien pendant 5 à 6 ans, j’ai tenté le régime végétalien, ce régime, je n’ai pas tenu plus de quinze jours tellement j’étais fatigué et j’avais tout le temps faim, ce qui est un des symptômes des premiers effets de la malnutrition.

    je connais bien des végétaliens qui se sont trouvé avec un poids ultradéficitaire (par exemple, je pense à un cas : 1m70 pour 38 kg, elle était végétalienne crudivore)

    j’ai rarement vu un végétalien qui n’avait pas de problème de maigreur, de fatigue, d’anémie, d’ostéoporose, etc. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas, il existe des cas particuliers pour qui ce régime convient, mais cela ne convient pas à tout le monde loin de là, et il ne faut surtout pas faire de projections de son cas personnel et d’une éthique, qui confine souvent à une forme de sectarisme, pour imposer ce régime aux autres, ou pour brandir la menace de la maladie.

    • Cracotte

      Il faudrait peut-être reconsidérer vos préjugés sous un angle plus actuel. De plus en plus de jeunes se mettent au végétalisme parce qu’ils sont mieux informés. Tout d’abord, sur la souffrance animale, sur le réchauffement climatique… mais aussi sur la nutrition.
      Grâce à internet et aux réseaux sociaux, on a accès à des informations qui étaient censurées par les médias traditionnels. Il faut vous attendre à rencontrer de plus en plus de végétaliens, on y vient.
      Les végétaliens que je connais ne font pas n’importe quoi et parce qu’ils vont chercher les informations eux-mêmes, ils en connaissent bien plus que les autres. Après, celui qui ne mangerait que des féculents avec du tofu serait bien évidemment carencé mais pas plus que celui qui mange son hamburger avec des frites.
      Ce week-end chez Irène Grosjean, j’ai vu des végétaliens en pleine forme sans parler d’Irène qui travaille encore malgré ses 86 ans. Elle est l’exemple vivant du bienfait de l’alimentation vivante.
      Ce qui est fort critiquable c’est de parler d’écoles de l’anorexie pour des régimes sains alors que le véritable problème en France ce sont les maladies dites de civilisation avec le surpoids… J’ai été choqué par de tels propos et j’ai voulu remettre les choses à leur place.
      Prenez donc 1h30 et regardez la vidéo d’Irène Grosjean « La vie en abondance ». Cette naturopathe a aidé et sauvé bien des gens, Pour ce qu’elle est et ce qu’elle fait je lui dis un grand MERCI !

      • je vous laisse à votre extrémisme, de toute façon, il n’est pas possible de convaincre des personnes qui pensent détenir la vérité. Personnellement, je ne fais que constater les résultats du végétalisme au quotidien, Lorsque c’est appliqué à tout le monde sans discernement. Vous dites que j’ai des préjugés ? mes sois disant préjugés, C’est l’expérience que j’ai de la nutrition et l’expérience d’avoir vu plein de cas de carences multiples avec cette alimentation. Maintenant, qu’il y ait des exceptions, cela arrive, Mais les exceptions ne doivent pas être pris pour le cas général.

  • Béatrice

    Il est stupéfiant d’observer à quel point les croyances et certitudes alimentaires déclenchent des débats passionnés ! Gros succès des blogs de cuisine, des vidéos, délires égotiques et opportunistes … Tout le monde en veut !
    Pourtant, tant qu’on reste dans les généralités, on raconte des choses pas très intéressantes, au final. L’évolution alimentaire individuelle est le chemin de toute la vie, indissociable d’un chemin psychoémotionnel et spirituel. Alors, en dehors du bon sens et de l’individualisation, je ne vois pas à quoi ça sert de parler de tout ça, sauf à ouvrir les yeux de nos contemporains et à leur apprendre à lire les étiquettes et à se documenter sérieusement sans faire non plus toutes les expériences proposées !… (il n’y a que les élèves en naturo pour faire des choses pareilles 🙂 …. )
    Les vieux toubibs, et les plus jeunes qui n »ont pas vendu leur âme et leur déontologie à Big Pharma, en savent bien plus que les naturopathes sur la santé en général et l’alimentation en particulier, et en plus ils ont l’expertise clinique, ce qui fait cruellement défaut aux non-médecins pour individualiser les recommandations. Malheureusement ils ne sont pas assez nombreux …
    Béatrice, naturopathe vitaliste et pharmacien gérontologue, végétarienne épanouie à ce jour

    • Cracotte

      Je ne suis pas d’accord avec vous sur la compétence des médecins.
      Les médecins, mis à part les nutritionnistes, n’ont suivi aucune formation en nutrition. Cette discipline est absente de leur programme, le lien entre l’alimentation et la santé est complètement occulté. Du coup on trouve des toubibs honnêtes, pleins de bonne volonté mais qui travaillent plutôt sur la guérison et non sur la prévention.
      En fait les médecins sont des victimes comme les autres, ils appliquent la diététique imposée par ? (les gros de l’industrie agroalimentaire, les laboratoires,.. ?), on ne peut pas leur en vouloir.
      Quand notre économie dépend pour beaucoup de notre malbouffe, on s’arrange pour que les formations aillent aussi dans le sens du profit…
      Nous attendons avec impatience des médecins bien formés en nutrition mais aussi dans d’autres médecines holistiques. En attendant on essaie de faire au mieux…

  • je ne comprends pas pourquoi vous opposez les naturopathes aux médecins. J’ai rencontré bien des médecins qui étaient ouverts aux thérapies naturelles mais qui ne maîtrisaient pas du tout l’approche holistique de la santé, et des naturopathes qui n’avaient aucun sens de l’observation et qui privilégiaient le dogmatisme alimentaire. Et j’ai aussi vu l’inverse.

    au passage, il y a beaucoup de pharmaciens qui travaillent avec des naturopathes, car ces pharmaciens n’ont pas l’expertise des compléments alimentaire.

    vous devriez donc éviter de mettre tous les naturopathes dans le même sac, et tous les vieux médecins ou les jeunes médecins dans un autre sac, car vos propos sont quand même assez caricaturaux.

    concernant le végétarisme, où l’on mange des laitages de chèvre, de brebis, ou de vache si on n’y est pas intolérant, ainsi que des œufs, cela ne pose pas de problème de santé, c’est une question de choix de vie.

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