Pourquoi consommer des antioxydants ?

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Un article de Jean-Marie Magnien. <Section naturopathie fondamentale>

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Tout simplement pour lutter contre l’oxydation ! Le terme anti-oxydant comporte le préfixe « anti », comme beaucoup de médicaments : anti-biotique, anti-viral, anti-diabétique, anti-acide ,anti-cancer, etc. « Anti » exprime la lutte contre une situation qui peut devenir catastrophique.

 

De la diplomatie!

On aurait pu dans de nombreux cas éviter l’utilisation des médicaments. En effet avant toute guerre il faut éviter l’affrontement par la diplomatie. Dans le domaine de la santé cet évitement s’appelle la prévention.

Voici ce qu’écrit le Professeur Luc Montagnier, Prix Nobel de Médecine, dans la préface d’un livre sur les anti-oxydants :

 Combien de médecins, par ailleurs cliniciens, disent encore quand ils entendent parler de stress oxydatif (spécialité de biochimistes) : nous ne sommes pas concernés.

Ils ne réalisent pas qu’ils font preuve d’ignorance coupable vis-à-vis de leurs patients en les privant d’un facteur essentiel : la prévention des maladies, voire pour certaines d’entre elles de la réduction de leur gravité et même parfois du risque qu’elles conduisent à la mort ».

Cette remarque du Professeur Luc Montagnier ne se réduit pas à la prise d’antioxydants. Elle implique une hygiène de vie : l’alimentation, l’activité physique, les compléments alimentaires en général, les huiles équilibrées omégas 3/6 et la vitamine D.

 

La notion d’oxydation

On connait l’oxydation des métaux comme celle du fer qui rouille, du cuivre avec le vert de gris. Souvent les personnes disent : « j’ai les articulations rouillées ». Un métal échappe à l’oxydation : l’or, le métal des dieux car il résiste au temps.

On connait moins l’activité anti-oxydante des feuilles qui se révèle à l’automne par des couleurs qui vont du jaune au rouge. Ces couleurs sont le résultat de la fabrication d’anti-oxydants par la nature qui protège le vert de la chlorophylle de la destruction par les rayons oxydatifs du soleil. La nature a besoin d’anti-oxydants et nous également.

 

Historique de l’oxydation.

L’idée du vieillissement par oxydation est très récente. Nous la devons à un ingénieur chimiste américain, Denham Harman. En 1956, il travaille pour le compte de la société Shell. On lui demande d’étudier les raisons du vieillissement du caoutchouc.

Il découvre que la dégradation est due à l’action de l’oxygène. Il quitte la société Shell et fait des études de médecine à Stanford (États- Unis). Il se spécialise en biochimie et en biologie médicale. Il est donc ingénieur chimiste, médecin gérontologue et biologiste. Ces trois compétences seront utiles.

À ma connaissance, peu de médecins sont ingénieurs chimistes. Denham Harman, devenu médecin, n’aura pas à subir les sarcasmes des médecins, souvent dirigés contre les scientifiques qui n’ont pas fait des études de médecine.

Un matin, Denham Harman est traversé par une idée simple et lumineuse : le vieillissement du caoutchouc et le vieillissement du corps humain ont la même origine : l’oxygène. À cette époque, ses détracteurs disaient : c’est trop simple pour être vrai !

Aujourd’hui, plus personne ne met en doute la théorie de Denham Harman. Âgé de 95 ans en 2011, il poursuit ses travaux sur le vieillissement. La théorie de Denham Harman s’appelle la théorie radicalaire du vieillissement cellulaire (stress oxydatif).

Ses conseils : prendre chaque jour, une multivitamine avec du zinc, du sélénium, de la vitamine E et C, avoir un bon niveau d’activité physique, une alimentation hypo-oxydante et supprimer le tabac. C’est à peu près les conseils que je donne (JM Magnien).

 

L’oxydation cellulaire.

Pour vivre les cellules humaines produisent de l’énergie en permanence à l’aide de petites centrales électriques : les mitochondries.

Notre carburant est l’oxygène de l’air (21%). Ce gaz indispensable à notre survie nous fera mourir d’oxydation en dehors de toute maladie. Les biologistes appellent cette oxydation « le stress oxydatif » qui n’a rien à voir avec le stress émotionnel.

 

Comment naît une molécule oxydante ?

Les cellules en produisant de l’énergie sont la source de déchets dans lesquels se concentrent des molécules oxydantes. On peut comparer ces déchets aux gaz d’échappement d’une voiture. Les molécules oxydantes des gaz sont en partie réduites par le pot catalytique.

 

Mais qu’est-ce qu’une molécule oxydante ?

La molécule oxydante porte plusieurs noms qui désignent la même chose : oxydant, radical libre (abréviation RL°), substance radicalaire ou oxydative.

Un oxydant par définition est une molécule qui a perdu un électron. En réalité elle s’est fait arracher un électron comme un adolescent se fait voler son téléphone portable. A la différence cette molécule fera tout pour récupérer un électron de remplacement au détriment d’une autre molécule. Cette récupération pourra être violente. On dit de la molécule qui s’est fait volé un électron qu’elle est « oxydée ». C’est une réaction sans fin qui ne peut être stoppée que par un donneur d’électrons. Donner des électrons c’est le rôle des anti-oxydants.

En effet les oxydants arrachant un électron aux molécules innocentes, les antioxydants, doivent donner un électron à cette molécule oxydante, avant son action meurtrière.

L’antioxydant est une molécule de tempérament « Lucky Luke ». Armé d’un révolver à « électrons », il tire sur l’oxydant, plus vite que son ombre. On peut comparer un oxydant à un chien féroce, cherchant à voler des jambons (en quelque sorte à voler des électrons). L’antioxydant va s’interposer pour donner des électrons (des jambons) et neutraliser ainsi l’oxydant.

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Les anti-oxydants.

Nous avons deux possibilités de nous en procurer : l’alimentation et les compléments alimentaires anti-oxydants.

  • L’alimentation : on connaît la liste des aliments anti-oxydants. Pour définir leur capacité anti-oxydante on utilise une unité de référence « ORAC/100 g » (ORAC signifie Oxygen Radical Capacity, en français : pouvoir d’absorption des radicaux libres).
  • A titre d’exemple : le pruneau (5.770 ORAC), le raisin sec noir (2.830), la myrtille (2.400), la mûre (2.036), l’ail (1939), le raisin noir (739), le kiwi (602), la pomme (225), la carotte (209), la tomate (185).  
  • On comprend en examinant cette liste qu’il est difficile d’avoir une protection anti-oxydante en consommant des quantités importantes de pruneaux, de mûre, d’ail, etc. Nous ne sommes plus les chasseurs cueilleurs « homo sapiens » vivant il y a 400.000 ans.
  • Il existe d’autres sources à grande valeur anti-oxydante : le gingembre (frais ou en poudre), le curcuma (en poudre), le thé vert Sencha Japonais très riche en anti-oxydants. Pour que le thé vert donne son maximum de pouvoir anti-oxydant il doit infuser un minimum de 10 minutes
  • Les compléments alimentaires anti-oxydants : Ils sont en général composés de vitamines anti-oxydantes, de minéraux et d’extrait de plantes anti-oxydantes. Il existe sur le marché de nombreuses propositions parmi lesquelles on peut se perdre. Il faut choisir une base classique et efficace. Ce type de compléments anti-oxydants contient en général de la vitamine E et C qui sont anti-oxydants, du zinc qui permet la fabrication d’enzymes anti-oxydantes, du sélénium indispensable à la lutte enzymatique contre l’oxydation et trois extraits connus pour leurs propriétés anti-oxydantes : le bêtacarotène issu de la carotte, le lycopène de la tomate et la lutéine de la myrtille. Cette base est suffisante pour une pratique quotidienne mais vous trouverez pour vous séduire des mélanges contenant de l’acide alpha-lipoïque et du Coenzyme Q10. A la différence de la vitamine E ou C nous sommes capables de synthétiser ces derniers par nos cellules. C’est la raison pour laquelle sans diminuer leur intérêt je ne les considère pas comme indispensables. Il y a une exception pour le Coenzyme Q10 qui devient utile si vous prenez des médicaments anti-cholestérol (statines et fénofibrates). Ces médicaments bloquent partiellement la synthèse du Coenzyme Q10.

 

Mais pourquoi prendre des compléments anti-oxydants ?

La réponse est simple : nous sommes tous plus ou moins carencés en vitamines E et C, en zinc et en sélénium. Cela est encore plus vrai en vieillissant.

Il y a plusieurs raisons à ces carences : le mode de culture intensive, la conservation entre le lieu de production et votre réfrigérateur, les modes de cuisson souvent à haute température (cocotte-minute) et notre mode de vie. Début 1900 un homme avait besoin de 4.000 Kcalories par jour et une femme 3.600 Kcalories. Notre mode sédentaire, la mécanisation ont diminué nos besoins en calories. Ainsi de nos jours un homme consomme environ 2.000 Kcalories par jour et une femme 1.800. En 100 ans nous avons divisé par deux la quantité de nourriture et donc aussi divisé par deux l’apport en vitamines et minéraux. Or les aliments sont moins riches en vitamines et minéraux ce qui nous entraîne dans les carences. Ajoutez à cela la cuisson, la longue conservation des aliments et vous aurez compris que ces carences ne font de doute que chez les ignorants.

 

Un complément anti-oxydant seul est-il suffisant ?

Non, il doit être associé à des vitamines du groupe B (B1, B2, B3, B6, B9 et B12), au magnésium (pour un adulte un minimum de 450 mg de magnésium élément par jour), à une huile équilibrée en omégas 3/6 et à un apport journalier de vitamine voisin de 3.000 UI.

Il faut en plus réduire le nombre de molécules oxydantes par une alimentation hypo-oxydante. Nous avons trois possibilités :

  • Le régime méditerranéen.
  • Le régime paléolithique.
  • Le régime Seignalet (sans gluten, ni laitage).

Pour le « Régime Seignalet » je vous conseille de lire mon livre « Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet », Editions Thierry Souccar. C’est un livre de vulgarisation accessible à tous ceux qui n’ont pas de connaissances en biochimie.

Pour les anti-oxydants, lisez le livre du Dr Michel Brack « La révolution des Antioxydants », Editions Albin Michel. Ce livre est facile à comprendre.

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RAPPEL :

Tout cet ensemble fonctionne comme un moteur

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Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet

 

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Jean-Marie MAGNIEN

Ancien Biologiste des Hôpitaux – Chef de Service

Pharmacien – Nutritionniste – Nutrithérapeute.

Enseignant Universitaire en Médecine Nutritionnelle à Bruxelles

Auteur du livre « Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet »

Edition Thierry Souccar 377 pages – 22 €

 

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