Métaux lourds

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Métaux lourds : les dangers, des solutions

Un article d’ Alain Tardif. <Section Techniques Naturopathiques>

Métaux lourds

Le grand public est aujourd’hui largement sensibilisé aux pollutions par les métaux lourds. Mais peu d’entre nous savent jusqu’à quel point ces toxiques constituent une menace pour notre santé. Peu d’entre nous connaissent également les solutions nombreuses offertes par la naturopathie. Un petit tour d’horizon s’impose donc.

Les principaux toxiques

Il existe une bonne quinzaine de métaux dangereux ou suspects, aussi n’aborderons nous que les plus dangereux d’entre eux.

Le mercure est le plus connu d’entre eux. Il est le responsable de la première intoxication connue par les métaux lourds, dans les années 50 au Japon, provoquant ce qu’on a appelé la « maladie de Minamata ». Le village de pêcheurs de Minamata subsistait grâce aux produits de la pêche locale, alors qu’une usine déversait des effluents riches en mercure. Cela fit de nombreuses victimes, dont près de 900 décès.

Les survivants furent atteints de séquelles neurologiques pouvant être irréversibles. Effectivement, la cible principale du mercure est le système nerveux. Mais il s’attaque aussi aux reins.

Le plomb est un métal toxique qui atteint également le système nerveux, et qui serait responsable de certaines hyperactivités. Par ailleurs, le « Saturnisme » – nom donné à ce type d’intoxication – se manifeste généralement par une atteinte hépatique.

Le cadmium, qui est présent notamment dans la cigarette industrielle, se dépose sur les artères et favorise le vieillissement artériel. Il est également responsable de troubles osseux.

Le polonium 210 est un puissant toxique radioactif dont on parle peu, mais dont les effets sont avérés sur les tissus, favorisant l’apparition de tumeurs cancéreuses. On le retrouve dans la cigarette industrielle, et probablement, ainsi que l’a confirmé la CRIIRAD, dans nos aliments. Ce polonium est issu principalement des engrais phosphatés, qui contiennent des traces d’uranium, et donc de polonium. Malgré les dénégations de nombreux industriels du tabac dans les années 90, la justice américaine a fini par trancher en faveur des consommateurs de ces cigarettes.

Le césium 137 est un autre métal toxique radioactif, qui provient du nuage de Tchernobyl, mais dont la présence est à nouveau retrouvée en excès dans notre corps, selon les observations de nos ionogrammes urinaires. On peut bien sûr penser à un « Effet Fukushima ». Ce césium est fréquemment jugé responsable des cancers de la thyroïde.

Nous pouvons encore citer pêle-mêle l’aluminium, l’arsenic, le palladium, l’antimoine, le béryllium, le thorium, le thallium ou encore l’uranium, tous de puissants toxiques que nous pouvons retrouver dans notre organisme.

Comment détecter la présence de ces toxiques ?

La détection de ces métaux est assez simple. Vous pouvez recourir à un ionogramme urinaire ou au bilan organique urinaire, qui est la méthode la plus complète, à une analyse de cheveux ou encore à une analyse des selles (surtout pour le mercure).

Les laboratoires ou sociétés qui pratiquent ce genre d’analyse ne sont pas légion. Pour savoir où obtenir de telles analyses, vous pouvez passer par la consultation d’un naturopathe.

Comment se débarrasser des métaux lourds ?

La stratégie diffère d’un métal toxique à l’autre. Pour le mercure, l’idéal est d’associer la coriandre et l’ail des ours, en macération, à prendre à raison d’une dose par jour, sur une durée variable selon le degré de l’intoxication.

Pour le césium, voire le polonium, la prise de pectine de pomme ou d’alginate de laminaire sera le plus efficace. Et pour prévenir les risques de cancer, il est nécessaire de consommer du MISO (produit en Europe de préférence) et de prendre un traitement immunostimulant tel que l’Agaricus blazei, ou le Reishi, ou encore le Maitake.

La plupart des autres métaux s’éliminent bien par les reins, et donc un draineur comme la sève de bouleau peut s’avérer suffisant.

Evidemment, le plus difficile est de détecter les causes de l’intoxication. Mais si on parvient à les identifier, il faut évidemment supprimer ces causes. La plupart du temps, la consultation d’un Naturopathe pourra vous orienter sur la voie de la détoxication aux métaux lourds. Et dans les cas les plus graves, le Naturopathe pourra compléter utilement le travail du médecin.

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Alain Tardif

www.aemn.org

Alain Tardif est l’auteur de plusieurs livres, dont un ouvrage sur l’oligothérapie, paru aux éditions Amyris, et est président de l’Académie Européenne des Médecines Naturelles (école de naturopathie basée à Saint Etienne, Paris et Pau).

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