Les aliments meurtriers

Print Friendly

Un article du professeur Grégoire JAUVAIS, M.D., Sc. D., Ph.D. <Section Naturopathie fondamentale / Polémique>

 

Le Docteur P. Carton, qui fut un grand hygiéniste et un des pionniers de la diététique, attirait l’attention de tous sur les méfaits de trois aliments dévitalisés que sont le sel blanc (lavé), le sucre blanc (raffiné) et le pain blanc (bluté). Il affirmait, avec juste raison, que ces trois aliments, déminéralisés, dévitalisés et dédiastasés, étaient responsables de notre déchéance digestive et de l’arthritisation de notre race.

 

1° Le Sel blanc

Le sel blanc, privé non seulement de son magnésium mais aussi de ses autres oligoéléments, n’apporte pas à l’organisme tous les minéraux de la mer.

Le sel gris, moins pauvre, reste – malgré tout – très incomplet. Le meilleur des « sels » de table est – sans conteste – l’eau de mer concentrée, du type « sérum marin », riche des quatre-vingt-quatorze éléments minéraux connus, y compris l’or. Mais la pollution des océans par tous les déchets industriels fait qu’il est difficile d’obtenir un sel de mer liquide, naturel, non toxique.

 

2° Le Sucre blanc

Le sucre blanc, tiré de la canne à sucre ou d’une autre plante sucrière, est, par des actions successives d’épuration mécanique et chimique, complètement dépourvu de vitamines et de sels minéraux. II présente, même, d’après certains auteurs, des traces de produits toxiques ayant servi à son raffinage.

Ce sucre blanc (et même roux), classique, est toujours un saccharose, qui surmène et épuise les appareils hépato-pancréatique et digestif. Mal stocké, mal transformé et mal brûlé, il prédispose aux maladies de déminéralisation et d’irritation des muqueuses et des glandes. L’alcoolisme par le sucre, l’éthylisme des bébés ou des vieilles personnes ne buvant pas une goutte d’alcool, mais faisant des excès de sucre ou de sucreries, est un fait bien analysé par le Docteur S. Gay.

Le meilleur des « sucres » est — sans conteste — le lévulose et le miel, lequel contient 50 % de ce sucre lévulosé, directement assimilable et utilisable par les muscles, produisant peu de déchets.

A ce sujet, voici ce qu’écrit le biologiste P.-V. Marchesseau :

« Les sucres blancs et roux, classiques, sont des sucres « déminéralisés », « dévitaminés », « dédiastasés », en un mot dévitalisés. Ils sont difficilement transformables en sucres organiques, se stockent très mal dans le foie et sont brûlés incomplètement dans les muscles (diabète). Par ailleurs, ces sucres favorisent l’éthylisme caché des gourmands, des vieilles femmes au foie sclérosé d’alcoolique. Les bébés, même, en sont victimes. Le meilleur des sucres pour la santé n’est pas le saccharose raffiné (sucre blanc), ni le sucre roux classique, qui reste un saccharose, mais les lévuloses, les sucres doux des fruits bien mûrs…, que les fourmis reconnaissent et qui coulent des pommes cuites au four sans ajout de sucre. Les lévuloses sont assimilables, éclatent dans le muscle, sans produire de déchets excessifs, et… favorisent la guérison des diabétiques parce qu’ils n’épuisent pas leur foie. Le miel naturel (non chauffé) contient du lévulose.»

  

3° Le Pain blanc…

Quant au pain blanc, bluté à mort (ainsi que toutes les farines), il est responsable de l’hémogliase, ou viscosité du sang, qui favorise la plupart des maladies du cœur, des veines et des artères, en particulier l’infarctus du myocarde qui tue plus que le cancer et est devenu l’ennemie numéro un de l’homme civilisé, suralimenté, sous-nourri, sur-asphyxié et sur-sédentarisé.

 

4°…et un quatrième aliment

Carton n’avait pas tort, et nous avons repris son qualificatif de « meurtrier » à propos de ces trois aliments dénaturés.

Cependant, il existe un quatrième aliment, tout aussi dangereux, et peut-être plus encore, nous voulons parler des graisses animales raffinées ou non et principalement des graisses cuites. Les graisses animales sont de digestion difficile, elles accroissent la viscosité sanguine et surmènent le foie (et le pancréas), en laissant des résidus dangereux comme le cholestérol usé venant des tissus via le foie pour y être détoxiqué. La vésicule biliaire en souffre beaucoup, surtout lorsque les glandes à mucine du duodénum sont dépotentialisées par suite de stress d’origine psychologique s’exprimant sur la base d’une alimentation habituellement anti-spécifique et dénaturée et d’un mode existentiel habituellement anti-biologique (tout aussi stressants).

Quant aux graisses cuites d’origine animale et d’origine végétale, elles sont toutes cancériniques. Elles libèrent, au cours de la surcuisson, par décomposition de la molécule grasse, des corps trans, des goudrons et des acroléines cancériniques par excellence (expériences faites sur des souris).

Les corps gras trans, et ceux de type margarine (partiellement ou totalement hydrogénés), quant à eux, sont encore plus athéro-sclérogènes que les corps gras saturés crus comme le beurre cru, par exemple.

La friture à l’huile ou au beurre ou, encore, à la graisse de cochon est à éliminer sans la moindre hésitation. Tout corps gras doit, toujours, être ingéré à l’état naturel, c’est-à-dire cru.

En éliminant ces quatre « aliments meurtriers » de son alimentation courante ou en réduisant de 50 à 80 % leur consommation habituelle, chacun peut espérer vivre en meilleure santé et durant de plus longues années.

  

Voir sur www.ulbab.com  les formations en Naturopathie dispensées par le Professeur G. JAUVAIS.

Et pour en savoir plus sur les propriétés physio-biologiques et les indications physio-thérapeutiques (et physio-esthétiques) des divers aliments humains, lire son Petit Dictionnaire des Aliments et des Nutriments Remèdes. Ou bien, encore, 100 % Anti-Régime. Editions Fortuna – Belgique.

 

Et vous, avez-vous suprimer ces aliments « meutriers » de votre alimentation? En connnaissez-vous d’autres?

Partagez votre point de vue ci-dessous en précisant votre nom ou votre prénom ou (ou les deux si vous le souhaitez !)

La réponse à la question de contrôle anti-robot est « jaune ».

 

G. JAUVAIS

Pour en savoir plus, lire deux des nombreux ouvrages de cet auteur : La Bible du Succès (Editions Dangles – Groupe Piktos – France) et 100 % Anti-Régime (Editions Fortuna – Belgique ou 231 rue Saint-Honoré, 75001 Paris – Tél : 06.11.25.64.08).

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0.0/10 (0 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0 (from 0 votes)

Incoming search terms:

  • miel chauffé toxique
  • naturopathe pain
  • les trois aliments meurtriers
  • les quatre aliments meurtriers
  • sucre naturopathie
  • les 3 aliments meurtriers
  • naturopathie pain
  • sucre et naturopathie
  • toxicite bromatologie acroleine
  • miel cuit toxique

5 commentaires

  • Erick

    Salut Gilles,

    Je lis toujours les articles que tu envoies, qu’ils soient de toi ou de tes collègues avec beaucoup d’attention, et d’intérêt. Cependant sur celui-ci, je suis un peu gêné quant aux aliments meurtriers, car comment remplacer le sel blanc, le sucre blanc, et autre pain blanc ? Coté sucre, j’utilise le matin dans mon thé du miel, mais il semble que s’il est bon, il ne faut pas le chauffer alors que le fait de le tremper dans mon bol de thé le fait automatiquement chauffer !!

    Concernant le pain, j’en fabrique souvent moi-même, mais quelle farine utiliser, et où l’acheter pour qu’elle ne soit pas trop nocive ? Et encore comment faire cuire la viande sans utiliser ni graisse animale, ni graisse végétale ?

    Merci !!

  • Gilles

    Salut Erick,
    Je vais tâcher de répondre point par point!

    Le sel blanc, évidemment tu le remplaces par du sel gris, ou du sel complet aux herbes (voir la marque Vogel en magasin Bio). Le vrai sel c’est le sel gris et non le sel « raffiné »!

    Idem pour le sucre blanc, il y a plusieurs possibilités (mais surtout pas l’aspartame!) : sucre roux (c’est un peu mieux) et surtout le vrai sucre de canne : marque rapadura en magasin bio. Il y a aussi le stévia, le sirop d’agave, mais d’une manière générale ne pas abuser de ces sucres, ils ont malgre tout une incidence négative sur le pancréas. l Le mieux est d’arrêter cette habitude « inculquée » de vouloir sucrer à tou prix tout et n’importe quoi! Réservons les sucres aux desserts sucrés à la fin du repas, ou leur influence est tamponée par le bol alimentaire…

    Pour le Miel alors là je vais te scier : à proscrire aboslument sur les tartines, c’est un anti-digestif majeur en raison de sa teneur en acide formique! Le Miel se mange seul, en en cas par exemple à 10H ou 17H…Robert Masson (voir son livre « Diététique de l’expérience », explique très bien cela, avec de nombreux exemples de patients ayant vu la disparition de leurs troubles suite à l’arrêt du mélange miel / autres aliments!

    Pour le pain, il y a de nombreux livres et de nombreuses recette sur Internet pour faire un pain à base de farines de sarrasin, riz, et même de blé complet (attention au gluten cependant!) Mais d’une façon générale il ne faut pas abuser des glucides…J’y reviendrai dans un prochain article. Sur le site de Montignac on trouve un pain à indice glycémique faible, à tester!

    Quand aux graisses animales, no problem pour le beurre cru sur les tartine le matin (10à 20 g maxi). Pour les autres, c’est une question de cuisson, la vapeur reste l’idéal pour éviter la formation de composés toxique! Donc il ne s’agit pas de se priver de graisses animales mais d’en consommer modérément et non dénaturée.

    Pour faire cuire la viande dans une poelle le mieux est l’huile d’o:live, mais sans mettre le feu à fond! (elle resiste bien jusqu’à 190 °c sans être trop dénaturée)

    Voilà, j’espère que j’ai éclairé ta lanterne (et celle des lecteurs!)

    Gilles

  • Je ne suis pas d’accord avec l’huile d’olive à 190° – Cette huile (plus précisement ses
    acides) se dénaturent à la chauffe…et si pour certaines préparations EX: ratatouille elle
    est indispensable, je préfère la mettre en fin de cuisson. (je parle des huiles 1°pression
    bien sùr. Quant aux grillades, je préfère de très loin si je dois utiliser un corps gras,
    l’huile de pépins de raisin qui de toute façon est extraite en forte chauffe; et elle ne
    donne pas de goût particulier. sans rancune et AMITIES A.G

  • Salut André,
    Il est vrai que le « point de fumée » (c’est à dire la température à laquelle l »huile se dégrade avec composés toxique sà la clef!) de l’huile de pépins de raisins (216 °c) est plus élevé que celui de l’huile d’olive (160 °c d’après lanutrition.fr, 190 °c selon d’autres sources…), mais elle donne un parfum particulier…
    L’idée est simplement de mettre en garde contre la cuisson excessice d’une huile quelle qu’elle soit!
    Et à mon avis, le mieux est encore de cuire sainement (vapeur, papillote sans alu voir plancha) et ensuite d’ajouter un filet d’huile d’olive ou autre avec ou sans aromates…

    Mais à la cuisine c’est encore l »huile vierge de coude (première pression à froid!) qui donne les meilleurs résultats! Lol.

    A bientôt!

    Gilles

  • SARMENTO-PERRET Stella

    D’accord avec Gilles, en effet j’utilise ainsi mon huile d’olive lorsque je dois la faire cuire, dans le riz, ratatouille, protéines diverses, etc… sauf les sautés bien entendu.
    Je fais cuire à l’eau puis 5 minutes avant la fin de cuisson je rajoute mon filet d’huile d’olive. Bien cordialement et merci

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *