La logique du symptôme

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Un article de Laurent Daillie. <Section techniques naturopathiques>

La logique du symptôme : cet ouvrage propose quelques éclaircissements quant à l’origine de nos maladies physiques ou psychiques, de nos blocages psychologiques, comportements ou difficultés existentielles du fait de l’impact sur notre vie et notre santé de nos lointaines origines animales et de notre préhistoire. Il explique en théorie et grâce à l’exposé de nombreux cas concrets quelles sont les bases de cette approche. Il a d’abord été écrit pour celles et ceux qui voudraient la découvrir et se faire une opinion. Pour d’autres qui la connaissent déjà, ce livre pourra peut-être clarifier certains points.

Je vous propose ci-après un rapide résumé de ce livre et quelques informations complémentaires.

 

Oser prétendre qu’un symptôme puisse être logique peut sembler pure folie !

J’en conviens bien volontiers, et d’autant plus que j’ai aussi été pour le moins dubitatif la toute première fois où j’ai entendu parler de « Décodage Biologique ». Et même si aujourd’hui je n’ai plus le moindre doute, il m’arrive encore d’être profondément surpris par la pertinence de cette approche quand je constate ce qu’elle peut apporter à certaines personnes.

 

De l’Aube des Temps à la Psychosomatique

Depuis qu’il est sapiens, l’Homme cherche à comprendre la cause de ses maladies et de ses souffrances psychiques. Au tout début de l’humanité, il a juste constaté qu’il ne se sentait pas bien ou qu’il souffrait, tout comme le ferait un animal malade. Puis, il a pensé qu’il y avait derrière sa maladie une intervention du Divin pour le mettre à l’épreuve ou le punir d’une faute commise.

Ensuite, de façon empirique d’abord puis de plus en plus scientifique, l’Homme a découvert que certaines choses sont toxiques et d’autres indispensables à sa santé ; il a compris qu’on peut être malade du fait d’un déséquilibre énergétique ; il a découvert que des agents pathogènes invisibles peuvent gravement l’infecter ; et même que la maladie peut avoir pour cause un désordre génétique. Puis, finalement (pour ne pas dire enfin), il a découvert que la maladie peut être psychosomatique et avoir pour origine des difficultés existentielles ou un drame survenu dans son existence.

 

De la Psychosomatique au Décodage Biologique

Mais si ces remarquables découvertes peuvent expliquer beaucoup de choses, il en est d’autres qui ne peuvent l’être. Et c’est bien souvent à ce moment-là que nos bons docteurs (j’en parle avec respect) envisagent que la cause du symptôme peut être psychosomatique, sans pouvoir, bien malheureusement, en dire davantage.

Car même lorsqu’on peut incontestablement faire le lien entre un évènement survenu dans notre vie et un symptôme apparu peu de temps après, cette simple constatation ne permet pas d’expliquer ni pourquoi ni comment, et encore moins d’expliquer le lien entre un évènement particulier et un symptôme spécifique.

Imaginons le cas de figure suivant : une mère est soudain confrontée à un stress majeur parce que   son enfant est gravement malade. Quelque temps plus tard, on diagnostique chez cette femme un cancer du sein. Il ne faudra pas être devin pour faire le lien entre ces deux évènements, mais cela n’expliquera pas pourquoi cette femme fait spécifiquement cette maladie dans ce contexte : c’est précisément ce que le Décodage Biologique se propose de faire.

 

Le Décodage Biologique

Peut-être faut-il d’abord définir le sens de cette expression. Car si le mot décodage est évident pour tout le monde, le qualificatif biologique l’est déjà beaucoup moins puisque, dans ce cas, il veut dire tellement de choses différentes, y compris certaines que nous n’avons pas l’habitude de classer sous cette appellation.

Quant à l’association de ces deux mots dans le même titre, elle est parfaitement incompréhensible au néophyte : il faudrait plutôt l’énoncer en termes de « Décodage des conséquences de nos stress biologiques inconscients sur notre santé physique ou psychique« . Mais c’est aussi nettement plus long.

En résumé : le Décodage Biologique peut expliquer, dans certains cas (et donc pas toujours), la cause profonde d’une maladie physique ou bien psychique, d’un blocage psychologique, d’un comportement ou d’une difficulté existentielle en général grâce à la compréhension des réactions de notre physiologie face au stress et aussi à la connaissance de nos réflexes de survie primitifs et de nos codes archaïques de comportement hérités de nos lointaines origines animales et préhistoriques.

Cette approche propose de découvrir que nos symptômes physiques ou psychiques, des plus anodins aux plus graves, ne sont pas nécessairement le fruit du hasard ou de la fatalité, ni même une absurdité aléatoire ou une aberration anarchique.

Bien au contraire : le symptôme est souvent la conséquence indésirable d’un mécanisme naturel de survie et d’adaptation à la pression du milieu aussi vieux quela vie. Dansde nombreux cas, il est une sorte de programme d’assistance biologique parfaitement cohérent mis en œuvre par notre cerveau archaïque pour tenter de nous venir en aide lorsque, à tort ou à raison, il nous croit en danger.

A tort ou à raison, car notre cerveau a une façon très particulière de considérer les stress et les peurs de notre vie : à l’aube du troisième millénaire, il réagit comme si nous étions toujours confrontés aux dures réalités et aux dangers de la vie sauvage, au temps où l’Homme ne l’était pas encore et à l’époque où rester en vie était un véritable défi.

Imaginons le cas d’une personne confrontée à un énorme stress car bloquée dans un embouteillage inextricable alors qu’elle a un rendez-vous très important. Dans cette situation actuelle sans véritable gravité, son cerveau archaïque pourra, quant à lui, estimer qu’un tel stress est forcément le signe d’un très grand danger.

A noter que l’expression « cerveau archaïque » ne sous-entend pas une zone cérébrale en particulier, mais le lieu de résidence des mécanismes de régulation de notre organisme qui nous maintiennent en vie ; du système nerveux végétatif qui gère nos réflexes de survie ; des codes archaïques de comportement spécifiques à notre espèce, etc. Certains parlent de tout cela en termes de cerveau reptilien.

 

Épouvantable Malentendu

Même si elle peut provoquer la mort lorsqu’elle s’emballe, la maladie peut dans certains cas être comprise, du moins au tout début du processus pathologique, comme un formidable programme de survie mis en œuvre par Dame Nature pour nous aider à résoudre une difficulté dont, le plus souvent, nous n’avons aucune conscience.

Et si cette solution parfaite au départ peut devenir à ce point imparfaite, c’est le plus souvent parce qu’un épouvantable malentendu s’instaure entre nous et notre cerveau archaïque, malentendu qui peut être fatal s’il dure trop longtemps.

Imaginons par exemple le cas d’une personne confrontée à un stress intense et durable parce qu’elle est soudain au chômage. Elle ressasse son inquiétude, a peur de manquer d’argent et de ne plus pouvoir payer ses factures ; en seulement six mois, elle prend 20 kilos alors qu’elle ne mange pas plus que d’habitude. Pourquoi ?

Tout simplement parce que son cerveau archaïque estime qu’un tel stress dans cette tonalité spécifique de manque ne peut vouloir dire qu’une seule chose : c’est la disette, la famine, soit une situation critique. Quant à la logique du symptôme, elle est simple à comprendre : stocker des réserves sous forme de graisse tant qu’il y a de la nourriture disponible, tout comme le font les animaux à la belle saison en prévision de l’hiver.

A noter que toutes les surcharges pondérales n’ont pas nécessairement cette cause pour origine et qu’un licenciement mal vécu pourra induire bien d’autres symptômes physiques ou psychiques : cela dépendra de l’intensité du stress vécu et surtout de sa tonalité spécifique. C’est précisément sur ce dernier point que le Décodage Biologique peut être précieux pour nous aider à découvrir l’origine de nos problèmes de santé et de nos difficultés existentielles.

 

L’Émotion Viscérale

Même si l’idée qu’une maladie puisse être psychosomatique est une avancée majeure dans l’histoire de l’humanité, elle est pourtant une voie sans issue puisque la psychologie, au sens où nous l’entendons habituellement, a peu d’influence sur notre cerveau archaïque (pour ne pas dire aucune) : elle n’est donc pas directement la cause de nos maladies ou de nos difficultés.

Car notre cerveau se moque finalement bien de nos petits problèmes psychologiques humains puisqu’il ne s’intéresse qu’à notre niveau de stress pour apprécier la gravité d’une situation et surtout à notre émotion viscérale, c’est-à-dire de la façon dont nous vivons chaque chose au plus profond, dans les vestiges de notre animalité.

Il considère et gère les stress de notre vie, quels qu’ils soient, très exactement comme il le fait depuis la nuit des temps et sa façon de réagir face à ce qu’il estime être une situation critique est strictement la même qu’à l’époque de nos lointaines origines. Même si nous sommes aujourd’hui des créatures très évoluées, nous réagissons encore, sans la moindre conscience, selon des paramètres d’une tout autre époque.

Comme des animaux, nous sommes confrontés à des peurs primitives liées à des problèmes de conquête, de perte ou de marquage de territoire, de pérennité de l’espèce, de lutte pour l’existence, d’affrontement ou de fuite, de déficit de performance, de manque d’eau ou de nourriture, de rupture de contact, de dispute dans le groupe, de lutte pour la position dominante, de peur du bannissement, de perte de l’intégrité, etc.

En tout cas pour ce qui me concerne, je ne manque pas de faire d’abord un conflit d’envahissement de mon territoire dès qu’une personne gare sa voiture juste devant ma porte avant de me souvenir, à la seconde suivante, que la Place de l’Église de mon petit village ne m’appartient pas. Il se trouve que j’ai un cerveau archaïque très attentif qui, dans ce cas, estime que je suis potentiellement  en  danger,  et  aussi  par  bonheur  une conscience humaine très développée qui me permet de réaliser que ce n’est pas le cas.

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Tout est Bio-logique (en deux mots)

Que cela nous plaise ou non, tout (ou presque) est finalement, pour le meilleur et pour le pire, la conséquence d’un stress archaïque ignoré. Cela vaut pour nos maladies physiques ou psychiques, nos difficultés existentielles, nos comportements, nos blocages, nos phobies, nos compulsions ou nos dépendances, pour nos échecs ou nos excellences, nos détestations ou nos préférences, nos hobbies, nos professions, nos sympathies ou nos antipathies, etc..

 

Par exemple : une mère peut donc développer une grave maladie au niveau du sein parce que son enfant est gravement malade. Pourquoi ? Parce qu’elle vit au plus profond d’elle un très grand stress auquel sa biologie archaïque répond par un mécanisme d’activation de la glande mammaire. En effet, dans la nature, c’est avec son lait qu’une mère peut le mieux soigner son petit lorsqu’il est malade (à noter que toutes les pathologies mammaires n’ont pas cette problématique pour origine puisqu’il y a d’autres cas de figure).

Par exemple : une personne peut être soudain gravement handicapée par la perte de la vision centrale peu de temps après être rentrée d’une mission humanitaire dans un pays en guerre où la population meurt de faim. Pourquoi ? Parce que les souvenirs visuels qu’elle a rapportés de ce voyage sont particulièrement insoutenables et la hantent. Dans ce cas, le symptôme est une tentative pour éviter à la personne de voir l’horreur.

Par exemple : une personne peut déclencher des crises d’asthme dès qu’elle est en présence d’un collègue de travail par ailleurs fort sympathique. Pourquoi ? Parce que la moustache poivre et sel de ce dernier réactive un vieux souvenir oublié et ramène la personne trente ans en arrière : à l’époque, elle a subi les violences physiques et morales d’un instituteur à la moustache poivre et sel. Dans ce cas, le sens archaïque du symptôme est de l’avertir de l’imminence du danger.

 

Par exemple : une personne peut avoir pour manie de graisser fréquemment les gonds et charnières car le moindre grincement de porte déclenche une peur panique. Pourquoi ? Parce que cette personne a été, toute son enfance, le souffre-douleur d’un grand frère dont la porte de chambre grinçait. Lorsqu’elle entendait le grincement, elle savait que son frère allait  probablement venir la tourmenter. Dans ce cas, l’utilité de ce comportement phobique est d’éliminer ce son particulier pour éviter un stress intense.

Par exemple : une personne peut avoir choisi, très jeune, de devenir juge et y consacrer les quinze années suivantes avec une énergie folle et déraisonnable, 15 heures par jour et 365 jours par an, jusqu’à s’en rendre malade. Pourquoi ? Parce que sa grand-mère paternelle était une matriarche despotique capable des pires injustices. Dans ce cas, le sens de ce choix professionnel est de pouvoir enfin faire régner la justice.

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Par exemple : une petite fille peut être sujette à un eczéma chronique qu’aucun traitement ne parvient à soigner. Pourquoi ? Parce qu’au cinquième mois de grossesse, sa mère a vécu une situation très douloureuse dans une tonalité de rupture de contact et de séparation en venant s’installer en France pour rejoindre son mari. Elle se sentira profondément séparée de son pays natal, de sa ville, de sa famille, de sa mère, de ses amis, de son travail, etc.. Dans ce cas, l’enfant exprime sur son corps le stress de la mère perçu durant sa vie intra-utérine.

Par exemple : un jeune garçon peut être profondément handicapé par une fatigue chronique incompréhensible qui lui vaut d’être hospitalisé plusieurs fois pour examens, alors même qu’il retrouve toute sa vitalité pendant les congés scolaires. Pourquoi ? À cause d’une très forte « allergie » à la notion de travail. Dans l’histoire de sa famille, un arrière-grand-père est mort au bagne pour cause de condamnation aux travaux forcés et une arrière-grand-mère s’est tuée à la tâche afin d’élever seule ses six enfants. Ainsi, dans la mémoire profonde et pour la biologie archaïque de cet enfant, il est dit que le travail tue et qu’il vaut mieux l’éviter.

Par exemple : une personne peut être très handicapée depuis toujours, jusqu’à la maladie, par une dynamique psychique particulière lui faisant considérer la vie comme une épreuve pleine de difficultés insurmontables. Pourtant, elle a une existence paisible, elle n’a jamais manqué de rien ni été confrontée à aucun drame qui puisse justifier un tel regard sur la vie. Pourquoi ce symptôme ? Parce qu’elle est l’héritière de la souffrance de grands-parents et d’arrière-grands-parents qui eux ont eu des vies particulièrement épouvantables à la fin du XIXe siècle puisque travaillant à la mine.

  

L’Impact Transgénérationnel

Ces trois derniers exemples montrent qu’un évènement ou un contexte survenu avant notre naissance (pendant notre vie intra-utérine, dans l’histoire de nos parents ou celle de notre famille en général) peut avoir une influence considérable sur notre vie ou même notre santé. Mais cela n’a finalement rien de magique.

Car une fois encore, c’est une affaire d’adaptation à la pression du milieu : l’ascendant est confronté à une situation particulière et le descendant est adapté en conséquence. La science appelle cela la transmission épigénétique, c’est-à-dire la transmission d’un caractère acquis d’une génération à une autre. La vie fonctionne selon ce principe depuis 3,85 milliards d’années et nous en sommes tous la preuve vivante.

 

C’est la connaissance qui guérit

Bien sûr, ces programmes biologiques s’activant en cas de nécessité, cela sous-entend qu’ils peuvent aussi être désactivés, à condition néanmoins qu’ils n’aient plus d’utilité. Cela passe par la compréhension et la résolution, d’une manière ou d’une autre, de la problématique qui aura rendu nécessaire la mise en œuvre du programme d’assistance archaïque.

Dans de nombreux cas, c’est simplement en prenant conscience de la nature profonde de nos symptômes physiques ou psychiques que nous pouvons nous en débarrasser : car dès l’instant où nous en comprenons le sens, la maladie n’a justement plus de sens et donc plus de raison d’être. C’est en tout cas ainsi que des personnes ont pu se débarrasser de maladies parfois même dites incurables ou, plus simplement, de difficultés existentielles plus ou moins handicapantes.

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