Génétique et Naturopathie

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Génétique et Naturopathie

Un article d’André Girard. <Section naturopathie fondamentale>

           

Les recherches scientifiques affinant de plus en plus nos connaissances, il est me semble-t-il intéressant de faire le point sur les récentes conclusions (septembre 2012) des études internationales du projet ENCODE pour Encyclopédia of DNA éléments. Reportons-nous dans le temps…

 

Là où il y a du gène…

C’est en 1954 que Francis CRICK et James WATSON découvrent que l’ADN est composé de deux brins identiques de phosphates et de sucres (desoxyribose) enroulés sur eux-mêmes, alors que des bases (nucléotides: A,T,C,G) les relient (en barres d’échelle) , de façon à créer un ordre.

Cette magnifique double hélice n’en finit plus de nous livrer ses secrets. L’ordre de ses bases le long de la molécule d’ADN définit l’information ou : le code génétique.

A cette époque, les chercheurs estimaient qu’en découvrant la structure de l’ensemble des gènes de chaque ADN, on aurait toute l’information génétique d’un humain. On parlait alors de 100 à 120 mille gènes; quel travail… ! Aujourd’hui nous en sommes et ce, depuis 2003 à seulement 22 mille, somme toute guère plus qu’une mouche drosophile !

 

Causons un brin sur l’ADN…

Sur les filaments d’ADN (brins + bases nucléotides) de notre première cellule constitutive (ovule + spermatozoïde) se trouve toute l’information utile pour gérer notre développement et notre renouvèlement cellulaire durant notre vie entière.

Du stade d’une cellule (œuf primaire) lors de notre conception, nous passons à 70 mille milliards de cellules à la naissance, et quelques 100 mille milliards à l’âge adulte.

L’encodage de nos cellules se réalise à partir des quatre bases puriques (nucléotides ATCG) pour former deux cents types de tissus différents. Rappelons ici qu’un organisme humain est un amalgame de cellules très différentes les unes des autres, mais elles travaillent toutes ensembles et dans une harmonie parfaite : c’est cela, la SANTE ! On parle de cellules immunitaires, inflammatoires, musculaires, osseuses, sanguines, nerveuses, hépatiques, rénales, pancréatiques, etc…

 

Noyauté !

Le minuscule noyau de notre première cellule lors de notre conception possède donc toute l’information sur le fonctionnement et le devenir de notre organisme. Seule fragilité notoire : l’environnement dans lequel évoluera cet organisme (en tant qu’individu) de son stade fœtal jusqu’à sa mort. En effet, il subira tous les aléas PHYSIQUES et PSYCHIQUES de l’existence, au cours de ses divisions cellulaires. Heureusement, certains gènes se comportent comme de véritables « mécaniciens » très spécialisés, car en cas d’aléas, de dysfonctionnements, ils peuvent soit :

  • Nous réparer et/ou modifier le cycle cellulaire jusqu’à l’apoptose (mort cellulaire) .
  • Éliminer les cellules endommagées.
  • Permettre l’évacuation de toxiques chimiques.
  • Faciliter une réponse au stress cellulaire.
  • Etc… etc…

Il s’agit là de véritables gardiens de notre génome et   je ne citerai ici que l’importance, parmi d’autres du P53, car ce dernier se trouve INACTIF dans plus de 50% des cancers humains ce qui est assez significatif.

 

Deux réflexions

A la lecture de tous ces comptes rendus dans les plus grandes revues scientifiques internationales, on peut s’orienter vers deux réflexions importantes :

La thérapie génique (intervention sur les séquences ADN -chirurgie miniature intracellulaire – parfois à l’aide de virus puisque ces derniers sont très initiés pour « s’intégrer »  et « transférer » de nouvelles informations) n’est pas pour demain et un très long chemin reste à parcourir.

Les premières expériences dans ce domaine montrent plus de méfaits que de bienfaits. Entre les gènes activés et les inactifs (mais qui restent communicants), à chacun son ADN et ses propres gènes sans doute responsables de moins de 10% de nos dérives de santé. ! Que de choses encore inconnues dans les échanges cytoplasmiques ou intranucléaires.

Pour les cancers 5% sont héréditaires, liés à des anomalies génétiques des cellules germinales (spermatozoïdes/ovocytes).

Nous devons en déduire que 95% des anomalies sont acquises  engendrant des tumeurs « solides », « somatiques » par Mutations, réarrangements entre gènes (translocations) ou altérations chimiques (acétylées, méthylées, radicaux libres, et autres inconnues) elles sont dites EPIGENETIQUE.

Pour information les radicaux libres sont des molécules porteuses d’atomes « électrophiles » (qui aiment les électrons). Cela entraîne des lésions d’oxydation de nos constituants intracellulaires et notamment de nos protéines.

Aujourd’hui nous pouvons nous demander quand nos autorités scientifiques et politiques se décideront à porter un autre regard sur les réelles causes des maladies cardiovasculaires, cancers, neurodégénératives, allergies et autres… qui ruinent la santé de notre société.                 

La pertinence des doctrines enseignées depuis des lustres en NATURO : détoxification, hygiène de vie, alimentation équilibrée et biologique, exercice physique adapté, éloignement des molécules chimiques de synthèses au profit du naturel, apports de complémentaires nutritionnels (vitamines, oligoéléments et macroéléments, antioxydants d’origine végétale et biologique).

Bref, soignons notre air, nos eaux, notre nourriture, notre stress, notre relationnel pour notre bien-être.

 

Et y a pas que nous qu’on le dit !

Nous rejoignons en cela beaucoup de sommités internationales qui commencent à envisager la santé autrement. Pour n’en citer que quelques -uns :

* Pr Richard BELIVEAU et Denis GINGRAS (Canada) : Les aliments contre le cancer

* Dr Mathias RATH (U.S.A)

* Tous les animateurs du Brain bio center Princeton   New  Jersey  (U.S.A)

* Pr RENAUD

* Michel de LORGERIL : Prévenir l’infarctus et l’accident vasculaire cérébral

* Pr JOYEUX : Guérir enfin du cancer : oser dire quand et comment

* Dr SEIGNALET : L’alimentation ou la 3° médecine

* Dr André GERNEZ, Jacques LACAZE  Pierre DELAHOUSSE, et beaucoup d’autres en France.

 

Epigénétique!

En définitive, toutes ces dernières recherches ne font que confirmer l’intérêt porté à l’EPIGENETIQUE tell que nous l’enseigne des pharmacologues/biologistes comme  Candace  PERT ou encore  Bruce LIPTON.   C’est bien l’environnement de vie de chacun qui est en grande partie capable d’interférer avec tous les signaux qui régissent le fonctionnement coordonné de nos cellules au service d’un objectif prioritaire: La SURVIE de l’organisme et celle de l’espèce.   

 

André Girard.

Naturopathe. Auteur des livres « L’écol’energie » et « Cancer-obésité. Le poids du mensonge ».

Blog : http://lecolenergie.centerblog.net/

Courriel : andre.girard6903@orange.fr

Et vous, que pensez-vous de l’épigénétique?

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